GSL dans [MAISON CÔTÉ SUD]

Posté le Fév 21, 2017 dans art, Marseille Street Art Show, photo, Street Art
GSL dans [MAISON CÔTÉ SUD]

Planète street art

Ce sont des funambules, des invisibles, des artistes de gouttière.Armés de bombes aérosols, ils attendent le bon moment pour se glisser à l’envers du décor, là où la ville offre encore des archipels de liberté, sous les tunnels, dans les terrains vagues et les friches oubliées. Ils escaladent les échafaudages, dansent au bord des corniches : «Sky is the limit ». Quelques gestes fulgurants, un « pschitt » de vert fluo dans la nuit et déjà ils se dérobent, laissant derrière eux un «blaze » calligraphié, un portrait au pochoir, une inscription suspendue
au faîte d’une façade, que le jour révélera à tous : «Y a-t-il quelqu’un qui veut tomber amoureux de moi?» À Marseille, comme dans beaucoup de métropoles, les street artistes ont investi l’espace urbain. L’histoire commence à la fin des années 1980.

Dans une ville plombée par la crise économique, l’esprit rap venu des gangs newyorkais électrise les jeunes des quartiers : ils y reconnaissent leur goût
de la tchatche et de la débrouille, leur besoin d’incarner leurs revendications dans l’écriture, le son et le flow… Avec l’émergence de l’emblématique groupe IAM, Marseille devient l’autre capitale française du hip-hop. Rebelle, frondeuse, cette culture génère un foisonnement de disciplines – rap, breakdance, skate – et une nouvelle sorte d’art graphique, à qui la rue offre désormais des cimaises gratuites et illimitées.


« Une guérilla colorée »

Une guérilla colorée oppose bientôt aux pouvoirs publics ces artistes qui opèrent souvent en crews et couvrent de leurs graffs et tags le paysage urbain. Cette «émeute silencieuse », selon le sociologue Alain Vulbeau, revendique « le droit à la ville, le droit d’aller et venir, le droit de s’approprier l’espace public. » Mais elle affiche également un désir éperdu: celui d’humaniser les grandes métropoles et de réenchanter la vie… Sous les pavés, la plage, et sur les murs, la poésie : tels sont les mots d’ordre du mouvement graffiti… »

MARIE-HÉLÈNE BALIVET. PHOTOS NICOLAS MILLET

Source : http://www.cotemaison.fr/
Marseille Street Art Show  Rens. : http://marseillestreetart.org/
www.galeriesaintlaurent.com