MATIÈRE NOIRE par [COTE SUD] Merci !

Posté le Jan 8, 2018 dans art, MATIÈRE NOIRE, Presse, Street Art
MATIÈRE NOIRE par [COTE SUD] Merci !

 


 

BORONDO, L’OEUVRE AU NOIR

APRÈS LONDRES, LE STREET ARTISTE ESPAGNOL GONZALO BORONDO TRANSPORTE SON UNIVERS FAIT DE PEINTURES ET D’INSTALLATIONS MULTIMÉDIAS AU COEUR DU MARCHÉ AUX PUCES.

« D’après les cosmologues, nous n’appréhendons qu’environ 5 % de l’univers. Tout le reste est matière noire. » Matière noire, c’est le titre choisi par Gonzalo Borondo, étoile montante de l’art espagnol,pour désigner sa dernière exposition, installée à Marseille. Invité par Catherine Coudert et Stéphane de Calmels, les pilotes de la galerie Saint Laurent, le jeune homme habitué à sillonner la planète a fait halte dans ce lieu singulier. « En découvrant la halle des antiquaires, j’ai eu le sentiment d’entrer dans un purgatoire d’objets,
une réserve de mémoire collective, où dorment des histoires personnelles. » De ce gisement obscur, Borondo a voulu tirer une exposition présentant son univers, en collaboration avec huit artistes internationaux,élevés à l’ère du boom digital. Leurs noms : BRBR Films, Carmen Main, Diego López Bueno, Edoardo Tresoldi, Isaac Cordal, Robberto Atzori, Sbagliato, A. L Crego. Pendant trois mois, la tribu a vécu et travaillé en osmose avec le marché et ses habitants. « Comme dans le street art, j’ai voulu dialoguer avec un espace défini, l’expérimenter, m’y connecter et créer exclusivement pour lui ». Résultat : un parcours en trois actes (projeter, percevoir, interpréter) sur le thème de l’illusion et de la réalité. Une fabuleuse expérience sensorielle et philosophique qui se déploie à travers une pluralité d’oeuvres : peintures, installations, hologrammes ou vidéos. Inspiré par Goya et Ernest Pignon-Ernest, Borondo frotte son classicisme aux technologies nouvelles et fait jaillir à chaque pas des étincelles de surprise : Photomaton revisité, cinéma de vidéos oubliées sur Youtube, salon basculé à l’envers, faux miroirs, distorsions, réflexions… De cette moderne caverne de Platon, un escalier s’échappe vers l’oeuvre finale, une constellation d’objets sérigraphiés planant sur l’entrepôt d’antiquités : fantômes mémoriels ou rémanences rétiniennes. Tous, « lumières qui rendent visible l’invisible, réalités qui retourneront dans l’ombre. Matière noire de nos lendemains. »

« Matière Noire, Gonzalo Borondo Show », jusqu’au 31 janvier 2018.
Du jeudi au samedi, de 10 h à 17h, dimanche de 10 h à 13 h.

Source : Côté Sud n°169 Déc. 2017

« Matière Noire », à voir jusqu’au 31 janvier, 130 chemin de la Madrague ville, 15ème / Entrée libre, du jeudi au Samedi de 10 H à 18 H, Dimanche 10 H à 14 H
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