MATIÈRE NOIRE par [LA PROVENCE]

Posté le Oct 14, 2017 dans art, Art tout public, Exposition, Street Art
MATIÈRE NOIRE par [LA PROVENCE]
 

LA PROVENCE, notre quotidien, signe sous la plume de Gwenola Gabellec une belle mise en bouche relatant l’exposition courante M A T I È R E N O I R E. Merci de participer à l’élan pour cette exposition.

Gonzalo Borondo bouleverse la Galerie Saint-Laurent

A coup de « Matière Noire », l’artiste transforme toute la halle des antiquaires du marché aux puces

Carte blanche. L’artiste Gonzalo Borondo a fait, en trois mois de résidence, du marché au Puces son terrain de jeux, et d’expérimentations plastiques, sous le regard bienveillant de la Galerie Saint Laurent qui l’a invité. « Il a été séduit pas les lieux », se souvient Stéphane de Calmels, directeur artistique de la galerie dirigée par Catherine Coudert depuis 2012. Peintre et curieux de tout, l’artiste qui a un cercle tatoué au coeur de la paume de la main a d’abord librement glané ses matériaux sur place, des objets disparates issus de ce vaste bric-à-brac (vieilles photos, meubles, et inspirations éclectiques). Puis il a façonné l’ensemble des presque 2 000 m² de la halle des antiquaires en jouant des frontières entre visible et invisible, entre ombre et lumière. La greffe semble avoir bien pris entre le lieu et Gonzalo Borondo, espagnol né à Ségovie en 1989, son théâtre des illusions fait office de révélateur. Dès demain et jusqu’au 31 janvier, on pourra découvrir son travail étonnant surgi « d’un processus organique » explique son créateur, dans ce qui s’arpente comme un vaste labyrinthe. Son univers qu’il a baptisé Matière Noire convoque ses amis (une galaxie de complices : Carmen Main, Edoardo Tresoldi, Isaac Cordal…), des grandes figures de l’histoire de l’art et de la peinture classique, réunis dans une même onde gravitationnelle. Pour Gonzalo Borondo, cette conversation fructueuse et le « dialogue avec les antiquaires » permettent « de créer une expérience plus qu’une exposition. Un endroit vivant loin du white cube. L’art c’est l’expérience ! ». La pratique du street artiste, piercings et chaussures maculées de peinture, qui nomadise entre Rome et Madrid, est largement enrichie d’une démarche conceptuelle. Les trois actes de son parcours invitent pêle-mêle des vidéos, peintures, hologrammes ou installations troublantes, pour mieux offrir une cosmogonie touchante, qui manie les symboles. « Chaque partie renvoie au concept physique de matière noire comme une métaphore de l’étendue de l’invisible. J’aime suggérer », note-t-il avec l’envie de s’amuser de nos perceptions, d’offrir des surprises. À l’étage, une anamorphose (visible seulement en empruntant un petit escalier, interdit aux enfants) rappelle sa fascination pour la lumière. Au rez-de-chaussée, la ronde poétique, réflexive poursuit ses ruses visuelles dans une grande récréation. Comme un appel à « ouvrir grand les yeux ».

Gwenola Gabellec

« Matière Noire », à voir jusqu’au 31 janvier, 130 chemin de la Madrague ville, 15e. Entrée libre, du jeudi au Samedi de 10 H à 18 H, Dimanche 10 H à 14 H

Source : http://www.laprovence.com/article/sorties-loisirs/4651219/gonzalo-borondo-bouleverse-la-galerie-saint-laurent.html

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