Dix ans déjà qu’Olivia de Bona développe un lexique poétique fait d’images qui marient son imaginaire personnel à l’imagerie collective et qu’elle décline au gré des supports et matériaux que sa curiosité créatrice lui fait rencontrer.

Diplômée en Arts appliqués et cinéma d’animation en 2005, Olivia de Bona se défait très vite du support numérique pour assouvir son intérêt pour le savoir-faire artisanal; elle n’a de cesse d’enrichir depuis sa palette technique pour mieux exprimer son art. Elle investit les rues et s’absorbe dans la peinture murale à l’occasion notamment de collaborations avec le 9eme Concept et explore les techniques d’impression jusqu’à imprimer elle-même son livre “À l’heure de la Sieste” en linogravure. Récemment, à l’occasion de la résidence “Aux Tableaux” puis du projet “Tous aux Abris” du collectif 100 pression, c’est vers la scénographie d’objet qu’elle se tourne au moyen d’installations en volume. Incapable de dissocier l’oeuvre de son support, elle envisage chaque réalisation comme un tout et c’est souvent une curiosité technique qui lui inspire un nouveau projet.

Si la maîtrise technique d’Olivia de Bona sublime son univers, c’est dans la récurrence thématique et la présentation sérielle qu’elle s’attache plus fortement à l’aspect narratif de son travail, touchant ainsi au conte et à l’intime. La nature, l’animal, le rêve, le nu, la femme, le poil sont autant de leitmotivs qui lui permettent de structurer sa mythologie artistique et de se perdre dans la représentation de la matière qui lui est si chère. Ainsi, chacune de ses créations s’appréhende en deux temps: vient tout d’abord l’émotion suscitée par l’onirisme de ses compositions puis l’analyse de la compléxité des détails issus de sa monomanie du trait.

CAMILLE, DÉESSE QUI PARLE AUX PLANTES

Acrylique sur bois
50 x 60 cm