Suriani est né et a grandi à Sao Paulo. En 2002 après des études d’architecture et d’urbanisme à l’université de Sao Paulo, il éprouve le besoin de créer une relation entre la ville et son art. Il trouve alors dans le graffiti et le collage une manière efficace et transgressive de vivre en ville. En 2007 il déménage pour Paris pour préparer un master en Art appliqué à l’université Paris VIII. Il ne mettra pas longtemps à prendre possession des rues de la ville à s’intégrer à la scène artistique de l’art urbain local. Le travail de Suriani consiste à insérer des personnages hybrides peints à la main dans un contexte urbain inspiré par la diversité culturelle des villes modernes. Ses interventions racontent la subculture alternative qu’il y croise, que ce soit dans les boites de nuits, la mode, l’architecture et tout ce qui fait naître une controverse du sujet et de l’image que la ville et son urbanisme apporte. Ces personnages hybrides sont une métaphore des habitants de ces villes. Ce processus d’hybridation consiste alors en un mixage de corps humain et de têtes d’animaux comme celles des oiseaux brésiliens, de chats de gouttières, de chiens, de loups de turquie, de renards anglais ou bien encore de lama bolivien.

C’est ainsi que Suriani exprime son interaction entre chaque ville qu’il visite et où il expose. Il a ainsi été amené à exposer en France, au Brésil, au Royaume Uni, aux Etats Unis, en Suisse, en Espagne, au Chili, en Bolivie, ou en Turquie, chaque fois ce fut l’occasion d’explorer la culture et l’histoire de ces pays afin d’en puiser des références et des influences que l’on retrouvera dans son art. Ses derniers travaux, inspirés par la culture des Drag Queen, est une réponse à la renaissance du conservatisme contre l’égalité des droits en France et ailleurs. Ces créatures mi-homme mi-femme posent le débat et répondent aux aspirations politiques de cloisonner le genre humain, sa façon d’être, de vivre et de penser. En vivant entre Paris et Sao Paulo, Suriani continue toujours d’évoluer dans les rues en marge de ses expositions dans des galeries, des centres d’arts ou par extension, dans tous les lieux urbains, tant que cela interpelle et apporte le débat sur la diversité de nos mondes urbains.

SEATED CAT

Acrylique et collage sur toile
89 x 130 cm